Cette édition met en perspective plusieurs évolutions stratégiques qui redessinent actuellement l’environnement des PME belges : gouvernance financière, transmission d’entreprise, dynamique entrepreneuriale et évolution du cadre fiscal.
La plupart des dirigeants de PME atteignent un moment où les décisions financières ont de vraies conséquences — sans pour autant avoir le sentiment que l’entreprise est suffisamment grande pour justifier un CFO à temps plein. L’erreur est de poser la question en termes de taille. Le véritable déclencheur, c’est la complexité : le niveau de transformation, de croissance ou de pression stratégique que l’entreprise traverse en ce moment.
Une acquisition à l’étude. Une levée de fonds en cours. Une cession qui approche. À chacun de ces moments, les entrepreneurs ont besoin de plus qu’un soutien comptable — ils ont besoin d’une boussole financière apportant structure, visibilité et perspective stratégique avant même la prise de décision, pas après en avoir subi les conséquences.
Un CFO à temps plein, c’est un processus de recrutement de six à neuf mois, un package salarial de 120 000 à 200 000 €+ par an, et un engagement organisationnel permanent. C’est un modèle adapté aux grandes entreprises dont les opérations financières sont continues, complexes et nécessitent une supervision senior au quotidien.
Le CFO fractionné fonctionne selon une logique différente : un ou deux jours par semaine, intégré à l’entreprise, focalisé sur les phases nécessitant réellement une expertise financière senior — et en retrait une fois le moment passé. Pas de délai de recrutement. Pas de charge fixe permanente. La même qualité stratégique, pour une fraction du coût d’un CFO permanent.
La distinction est importante parce que les PME fonctionnent par cycles : des périodes de stabilité relative ponctuées de moments de complexité significative. Le CFO à temps plein est conçu pour une demande soutenue. Le CFO fractionné est conçu pour les points d’inflexion.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les entreprises familiales belges représentent 77 % des sociétés employeuses et 45 % de l’emploi total — faisant de la transmission d’entreprise un enjeu macroéconomique, bien au-delà du cadre familial. Ce mouvement est déjà en cours.
En Europe, environ 450 000 entreprises changent de mains chaque année, impliquant plus de 2 millions d’employés. Pourtant, jusqu’à un tiers de ces transmissions échouent faute de préparation, mettant en péril près de 150 000 entreprises et 600 000 emplois.
Le phénomène est structurel. BNP Paribas Fortis identifie la Belgique comme entrant dans le « grand transfert » : une redistribution historique du patrimoine portée par la génération baby-boom. À l’échelle mondiale, plus de 84.400 milliards de dollars d’actifs devraient être transmis d’ici 2040.
Côté entreprises, le M&A Monitor de Vlerick confirme qu’en Belgique, de nombreux dirigeants initient désormais leur transmission avant la retraite, sous pression démographique plus que par choix stratégique.
Les conséquences d’une préparation insuffisante sont connues : sous-évaluation, gouvernance fragile, contraintes de financement ou exposition fiscale évitable. Dans le même temps, les attentes évoluent : transparence, gouvernance professionnelle, digitalisation et intégration des critères ESG deviennent des standards.
L’opportunité est réelle pour les PME belges — mais le facteur temps devient critique. Une transmission préparée crée davantage de valeur, de continuité et de stabilité.
Un printemps dynamique et inspirant pour la communauté des startups liégeoises — trois événements ont réuni fondateurs, mentors, investisseurs et partenaires de l’écosystème autour d’une conviction commune : l’entrepreneuriat wallon est vivant, ambitieux et mérite d’être soutenu.
VentureLab Belgium — Road to Business 2026. Le programme phare de VentureLab a accueilli plus de 50 jeunes entrepreneurs belges et québécois pour une expérience immersive à Liège. Les participants ont visité des entreprises telles que la Loterie Nationale, EVS, Defensio et WE, tout en développant des compétences entrepreneuriales essentielles : pitch, pensée stratégique, réseautage et présentation de projets. Une belle illustration du pont franco-belge dans l’entrepreneuriat et de la valeur de l’exposition pratique pour la prochaine génération de fondateurs.
Start it Accelerate | @KBC — Demo Day, La Grand Poste Plus de 180 startups, mentors, investisseurs et partenaires de l’écosystème se sont réunis à La Grand Poste de Liège pour le Demo Day de Start it @CBC. Huit startups ont pitché leurs projets devant un large public et un panel d’experts et de professionnels du secteur. Financial Way était présent en tant que partenaire de soutien, disponible pour accompagner les fondateurs sur les questions de structuration financière, de gouvernance et de stratégie de croissance.
BNI Neupré – Opportunités — Information Way rejoint le réseau. Bastien, d’Information Way, a rejoint BNI Neupré, un groupe membre du réseau BNI — la principale organisation mondiale de réseautage d’affaires. Cette implication renforce la présence d’Information Way au sein de l’écosystème PME local et crée un cadre hebdomadaire structuré pour connecter les entrepreneurs régionaux. Il reste quelques places disponibles — si vous êtes dans la région et souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter Bastien directement.
Les dirigeants-actionnaires de PME belges font face à l’une des évolutions les plus importantes de ces dernières années en matière de structuration de rémunération. Une série de réformes fiscales introduites entre fin 2025 et début 2026 redessine progressivement l’équilibre entre rémunération salariale, dividendes et stratégies de réserve.
Salaire — un accès plus strict au taux réduit d’impôt des sociétés : Selon le projet de réforme actuel, la rémunération minimale du dirigeant requise pour bénéficier du taux réduit de 20 % à l’impôt des sociétés passerait de 45 000 € à 50 000 € (indexés), tandis que les avantages en nature seraient limités à 20 % du package de rémunération global. Les sociétés ne respectant pas ces conditions pourraient perdre l’accès au taux réduit sur la première tranche de 100 000 € de bénéfice imposable — un impact significatif pour les PME. À ce stade, ces mesures ne sont toutefois pas encore définitivement adoptées.
VVPRbis & réserve de liquidation — un avantage fiscal qui se réduit : Le gouvernement prévoit également d’augmenter le taux réduit de précompte mobilier du régime VVPRbis de 15 % à 18 %. Une hausse similaire est envisagée pour les réserves de liquidation, augmentant la taxation effective des futures distributions. Même si ces régimes resteraient plus avantageux que le précompte mobilier standard de 30 %, l’écart fiscal se réduit progressivement.
Le calendrier d’entrée en vigueur reste incertain et plusieurs mesures ont déjà fait l’objet de reports ou d’ajustements.
Pour les dirigeants-actionnaires, le message est clair : les stratégies de rémunération, de dividendes et de réserves ne peuvent plus être abordées comme des structures d’optimisation figées. L’enjeu devient désormais une planification proactive, alignée avec la gouvernance de l’entreprise et l’évolution du cadre fiscal.
Partager l’article sur